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Françoise Quencez

Françoise Quencez

Auteur et conseillère en Fleurs de Bach


Troubles de l'attention avec ou sans hyper activité

Publié par Françoise Quencez sur 8 Juillet 2016, 13:54pm

Catégories : #Les enfants

Répartir au mieux les élèves pour pouvoir les aider tous

A la fin du mois de juin, les enseignants attendent avec impatience le dernier Conseil des Maîtres. Depuis des jours déjà, les conjectures vont bon train aux récréations. Le directeur a donné à peu près le nombre des nouveaux au fur et à mesure des inscriptions…

  • Encore un pour la Petite Section… Cela va nous faire une grosse classe….Et encore heureusement qu’on ne récupère pas les triplés !

  • ???

  • Ils ont une dérogation pour aller à l’école XXX…

  • Et pas de nouveaux pour le CM1 ?

Les enseignants calculent le nombre d’élèves de chaque niveau et font des simulations de répartition en fonction du nombre de classes de l’école.

Le soir du Conseil, quand les chiffres exacts sont posés par le directeur et que chacun réfléchit aux répartitions possibles pour que les classes soient adaptées, il faudra aussi tenir compte d’une variable importante : les enfants « dys » et les enfants atteints de troubles du comportement

Cours doubles ou cours simples vont dépendre des effectifs mais aussi de la nécessaire séparation de certains enfants pour éviter de rendre certaines classes ingérables. On pourra ainsi se retrouver avec un CM1 avec 14 élèves et un CE1/CE2 avec 24 élèves… Mais parmi les 14 CM1, il y a un enfant dyslexique et trois élèves hyperactifs, souffrant de déficit de l’attention : cela sera une classe difficile ! Les écoles où il existe un enseignant surnuméraire sont rares et la seule solution quand la situation devient trop tendue dans une classe, c’est d’envoyer l’enfant responsable dans la classe voisine.

Heureusement, tous les enfants en difficulté ne souffrent pas d’hyperactivité. Pour les enfants qui souffrent de déficit de l’attention sans hyperactivité, le problème se pose différemment, même si pour eux les conséquences possibles de leurs troubles seront similaires : échec scolaire, perte de confiance en eux, rejet... Mais ils perturbent moins la classe, même s’ils seront au centre des conversations pendant les Conseils de Cycles et parfois même autour du café de la récréation…

  • Alicia ?

  • Elle ne fait toujours rien ! J’ai tout essayé ! Elle ne rend même pas son travail ! On ne sait pas trop à quoi elle passe son temps. Toujours dans ses petites histoires… Elle n’a jamais de crayon et même en restant à côté d’elle, elle est incapable de suivre la lecture ! On a l’impression qu’il y a toujours quelque chose qui la distrait de son travail…Pourtant, elle est intelligente.

  • Tu as vu les parents ?

  • La maman constate qu’elle est pareille à la maison. Impossible de la faire travailler ! Dès qu’il y a un effort à faire, on dirait qu’elle est épuisée !

  • Elle est suivie ?1

  • Non. Les parents sont séparés et n’arrivent pas à se mettre d’accord. Et il faut l’accord des deux parents ne serait-ce que pour que la psychologue scolaire l’observe dans la classe !

Alicia, atteinte de trouble du déficit de l’attention

On retrouve, chez Alicia, la majorité des caractéristiques des enfants atteints de ce trouble. En effet :

  • Elle ne prête pas attention à ce qu’on lui dit

  • Elle égare ses affaires

  • Elle se laisse distraire par n’importe quoi

  • Elle évite les activités demandant un effort

  • Elle fait des fautes d’inattention dans son travail

  • Elle ne finit jamais un travail

  • Elle ne respecte pas les règles de l’école ou de la maison…

Ce comportement d’Alicia datait déjà de la Petite Section de Maternelle. A la fin du CP, elle avait quand même réussi à apprendre à lire. En CE1 et CE2, son comportement était resté identique. Les enseignants « devinaient » plus qu’ils n’évaluaient des acquis insuffisants. Proposer un redoublement semblait inutile. Aucun suivi n’avait été mis en place.

En CM1, au bout de six ans d’école, un beau jour, elle commença tout doucement à se mettre au travail au grand soulagement des enseignants et des parents ! Elle était peut-être arrivée à une certaine maturité…

Alicia était surtout une enfant qui tentait d'éviter tout ce qui ressemblait à une obligation et tout ce qu'elle n'avait pas envie de faire ou tout au moins de le retarder jusqu'aux limites du possible. Quand elle ne pouvait plus éviter de s'y soumettre, elle le faisait sans entrain, négligemment. Elle était fatiguée à l'avance dès qu'il s'agissait de tâches routinières obligatoires et était incapable de se motiver pour les réaliser. Ce qui entraînait la plupart des caractéristiques constatées… 2

Alicia en version garçon : Yann

Yann se comportait en classe comme Alicia. Comme elle au même âge, non seulement il ne faisait aucun travail mais dissimulait ses fiches froissées dans son casier. Il avait toujours le nez en l’air, le moindre bruit le distrayait et lui servait de prétexte pour commenter à voix haute ce qui se passait.

Incapable d’attendre d’être interrogé, il intervenait en coupant la parole à l’enseignant ou donnait la réponse à la place de son camarade quand le sujet l’intéressait. Si ce n’était pas le cas, il se lassait très vite et « décrochait », les yeux attirés par la fenêtre ou par le bruit de la classe voisine. Les séquences de lecture étaient trop longues pour lui et il gribouillait son livre ou sa table ou cassait ses stylos, se barbouillant les mains d’encre.

Comme Alicia, il passa l’année de CP sans rien faire. La maîtresse avait mis en place un système de récompense avec la maman pour tenter de le motiver car les sanctions ne faisaient qu’empirer son comportement.

Comme Alicia, il savait lire à la fin de l’année mais se refusait à écrire ou à compléter une fiche de calcul. L’année suivante fut tout aussi catastrophique…

Quelles Fleurs de Bach pour les enfants comme Alicia et Yann ?

Nous n’avons jamais su si Alicia et Yann, comme tant d’autres enfants dont le comportement trouble profondément leurs apprentissages, souffraient de TDAH. Peu importe d’ailleurs. Ils étaient en souffrance et aucun diagnostic n’est nécessaire pour choisir les Fleurs de Bach qui peuvent les aider.

Pour ces enfants qui ont toujours quelque chose de plus intéressant à faire que le travail scolaire et qui tente de le remettre à plus tard, « Hornbeam », (Charme), les aidera à surmonter leur apparente lassitude et leur manque d'intérêt et leur permettra de se mettre au travail avec plus de plaisir et, surtout, de ne plus laisser traîner en attendant que l'heure de la sortie les libère complètement de leurs obligations.

« Impatiens », leur permettra de mieux s’adapter aux rythmes scolaires et d’être moins avides de nouveautés. Elle facilitera une plus grande application dans leur travail ce qui leur laissera moins de temps pour s’ennuyer et perturber la classe !

Pour les aider à respecter les règles, il faudra ajouter « Vervain »…3

Ces deux Fleurs, « Impatiens » et « Vervain » sont très utiles aussi dans les cas d’hyperactivité plus marquée.

Cependant tous les troubles de l’attention ne seront pas forcément harmonisés par ces Fleurs car les troubles manifestés par d’autres enfants peuvent correspondre à des états d’esprit ou des émotions différentes et d’autres Fleurs leur seront recommandées.

En outre, au fil du temps, d’autres Fleurs seront utiles quand des émotions nouvelles se feront jour chez ces enfants qui finissent par se sentir rejetés et se retrouvent en grande difficulté scolaire. Le découragement, la révolte contre ce qu’ils peuvent ressentir comme de l’injustice, parfois la résignation, parfois même le désespoir et la phobie scolaire pourront aussi être surmontés grâce aux Fleurs de Bach qui accompagneront un suivi psychologique si nécessaire dans les cas les plus graves.

Le Docteur Bach, dans ses écrits, ajoute en outre qu’une alimentation saine soutiendra l’action des Fleurs. Différentes études font état du fait que la simple diminution des sucreries et des boissons sucrées au sucre blanc permet souvent de diminuer l’hyperactivité des enfants. 4

Ce que j’ai constaté dans l’école dont j’avais la direction, quand le Ministère de l’Education Nationale a demandé, au début des années 2000, de supprimer les « goûters » et les bonbons à l’école en prévention de l’obésité. Les fruits restaient autorisés dans les écoles qui ont appliqué cette consigne et nous avons, avec mes collègues, peu à peu vu diminuer l’excitation des élèves pendant la semaine. Le lundi restait le jour le plus difficile…

1 Suivi au CMPP en psychologie, orthophonie, motricité…

2 Cas extrait de « Mieux vivre l’école avec les Fleurs de Bach »Françoise Quencez Editions Grancher 2013

3 Voir « Quelles Fleurs pour un enfant atteint de troubles du comportement ?»

4 Hypothèse évoquée aussi par Le professeur Colin Terrel et le Dr Terri Passenger dans leur livre « Comprendre les troubles d’apprentissage chez l’enfant : TDAH, autisme, dyslexie, dyspraxie » 2012

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