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Françoise Quencez

Françoise Quencez

Auteur et conseillère en Fleurs de Bach


Petit surdoué hypersensible et les Fleurs de Bach 

Publié par Françoise Quencez sur 4 Juillet 2017, 17:21pm

Catégories : #Les enfants

 

A mon arrivée au monde, la chambre d’hôpital avec ses lumières vives et  le bruit ambiant me perturbèrent profondément . Moi qui avais apprécié le calme et la douceur de mon environnement habituel, bercée par la musique que Maman écoutait, je pleurais sans cesse, de jour et de nuit . Mêmes les bras de Maman avaient du mal à m’apaiser et je tétais, les yeux grands ouverts, en alerte.

J’étais un bébé « Rock Rose » hypersensible à toutes les stimulations. Pour moi, tout mettait ma vie en danger et je réagissais avec violence. Je n’avais, bien évidemment, aucune capacité d’autorégulation de mes mécanismes de défense !  Maman prenait « Rescue » régulièrement et ajoutait pour moi Rock Rose et Star of Bethlehem. Rock Rose pour mes peurs panique et Star of Bethlehem pour harmoniser le  traumatisme de ma naissance qui pouvait être  à l’origine de mes réactions.

Quand la maman allaite, l'enfant reçoit l'influence bénéfique des Fleurs à travers le lait maternel.

 

De retour à la maison, les bruits qui m’avaient été familiers dans mon petit royaume aquatique me permirent de relâcher la tension et j’arrivais à faire de petits sommes, bien emmitouflée dans une couverture de laine toute douce dans les bras de Maman ou de Mamie qui prenait la relève mais le moindre changement autour de moi me faisait sursauter. J’étais toujours en hyper vigilance.

Pas question de me poser dans le berceau ! Je me mettais alors à pleurer et ni les bercements ni les berceuses, ni la bouillotte tiède, ni le vêtement imprégné de l’odeur de Maman  ne me calmait. Maman, très fatiguée après l’accouchement,  avait donc opté pour le co-dodo qui lui permettait de se reposer la nuit. Pas besoin de se relever pour les tétées.

De fait, je ne dormais pas plus de quelques heures par jour et j’étais loin des moyennes supposées normales. 

Je détestais que l’on me pose pour changer ma couche et je détestais tout autant que l’on me déshabille. Quant au bain, il me terrorisait et je cherchais à fuir, agrippé aux vêtements de Maman.

Je ne me sentais bien que dans les bras de Maman ou de Mamie qui se relayaient toute la journée et partie de la nuit. 

 

A la fin de l’hiver, Maman voulut m’emmener en promenade à l’extérieur mais j’étais saisi de panique dès qu’on me déposait dans la poussette et  Maman devait me prendre dans ses bras. 

De fait, je réagissais par de la peur à toutes les choses nouvelles et il fallait m’apprivoiser tout doucement.

Ainsi, la voiture resta longtemps synonyme d’angoisse pour moi et la terreur que je ressentais me rendait malade à m’étrangler avec mes sanglots et à en vomir. Il fallut une infinie patience, le recours à des rituels, les chansonnettes que l’on me fredonnai, la présence de mon doudou et la main de Maman sur moi pour, au bout de quelques semaines, réussir à m’apaiser pendant un court trajet.

En grandissant, les peurs s’accentuaient.

Ainsi, un jour, dans le parc où nous allions nous promener, je pris soudain conscience que le vent agitait les branches des arbres et je fus saisi d’une telle angoisse que je cherchais à m’échapper des bras de maman alors que je ne n’avais que huit mois et ne savais pas marcher.

Ma force était décuplée par la panique et Maman avait beaucoup de mal à me retenir. Elle dut se résoudre à quitter le parc au plus vite…

Ma peur du mouvement des arbres s’intensifia et pendant des semaines, sortir dans le jardin devint un calvaire… 

Maman continuait à m’allaiter et à prendre des Fleurs de Bach : à Rock Rose, on avait ajouté Walnut, pour aider à surmonter les changements, Mimulus car des peurs d’anticipation étaient apparues et Cherry Plum pour m’aider à contrôler mes émotions si vives… Star of Bethlehem était maintenue car toute nouvelle situation supposait un traumatisme pour moi.

Peu à peu, avec l’aide des Fleurs de Bach, l’intensité de mes peurs a décru.

 

J’ai trois ans maintenant et ma peur des arbres a diminué et j’adore les balades en voiture…

Au jour d’aujourd’hui, j’ai peur des « moutons », des plumes, du chant des tourterelles et je continue à me méfier des choses nouvelles mais mes réactions sont moins vives… 

 

D’autres petits surdoués ont souffert des mêmes angoisses que moi, à tel point que leur maman a préféré faire de longue distance à pied plutôt que de leur infliger la torture de la voiture….

L’hypersensibilité est l’une des caractéristiques principales des petits « zèbres » comme les nomme Jeanne Siaud-Facchin, psychologue spécialiste de ces enfants-là.

 

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